Emmanuel Macron réélu président de la République

Emmanuel Macron réélu président de la République

Emmanuel Macron s’impose avec 58,5% des voix contre Marine Le Pen, créditée de 41,5%, selon les premières estimations à 20h. POLITIQUE – Cinq ans de plus pour Emmanuel Macron. Ce dimanche 24 avril, le président sortant a obtenu la majorité des suffrages exprimés au second tour de la présidentielle face à Marine Le Pen, avec 58,2% des voix selon les premières estimations Ipsos-Sopra Steria pour Le Parisien, France Télévisions et Radio France. Cinq ans après leur premier duel, Emmanuel Macron a une nouvelle fois devancé la candidate du Rassemblement National, créditée de 41,8%. Toutefois, l’écart entre les deux candidats s’est significativement réduit: de 30 points en 2017, il n’est que de 17 points à 20h ce dimanche, en attendant des chiffres consolidés. Emmanuel Macron va s’adresser aux Français depuis le Champ-de-Mars à Paris pour célébrer sa victoire. Dans un paysage politique plus divisé que jamais, le chef de l’État réélu n’a pas bénéficié d’un “front républicain” contre l’extrême droite aussi uni qu’en 2017. Si de nombreux ténors politiques ont appelé à glisser un bulletin à son nom dans l’urne, certains ont donné pour consigne de faire à barrage à Marine Le Pen sans pour autant voter Macron. Une façon de dénoncer un bilan plus que mitigé, entre les crises sociales (les gilets jaunes, l’opposition à la réforme des retraites), l’inaction climatique de l’État – condamnée par la justice – et aussi sa gestion controversée de la crise sanitaire. “Poursuivre ce qui a été commencé” Jugé peu présent sur la campagne du premier tour, Emmanuel Macron a accéléré la cadence à l’entre-deux-tours. Dans les médias, comme au cours de ses déplacements sur le terrain, il a joué la carte de la compréhension et de la pédagogie face aux mécontents et aux déçus, tout en décryptant ses ambitions pour les cinq années à venir. Son nouveau mandat ne devrait pas marquer de rupture profonde avec le précédent. S’il a reconnu quelques rares échecs, Emmanuel Macron a annoncé dès la présentation de son programme mi-mars à Aubervilliers qu’il souhaitait “poursuivre ce qui a été commencé” sur certaines thématiques, dont le marché du travail. Le projet de la réforme des retraites n’est pas enterré: le candidat Macron a ressorti une version modifiée, mais d’ores et déjà critiquée. Il a aussi proposé la mise en place d’une prime pour les travailleurs pouvant aller jusqu’à 6000 euros ainsi qu’un chèque alimentaire pour les ménages modestes, afin de répondre aux préoccupations des Français sur le pouvoir d’achat, thème majeur de la campagne. Quid du social, pour un président jugé trop à droite par une partie de l’électorat? Emmanuel Macron défend désormais un versement ”à la source” pour plusieurs aides, mais sa volonté de conditionner le versement du RSA à “une activité effective qui permet l’insertion” a crispé. Sur la question environnementale, peu présente dans la campagne malgré l’urgence climatique, Emmanuel Macron est partisan d’un mix énergétique entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Il s’est engagé à nommer un Premier ministre “directement chargé de la planification écologique”. “La politique que je mènerai dans les cinq ans à venir sera écologique ou ne sera pas”, avait-il martelé à Marseille le 16 avril. L’engagement est pris. Par https://www.huffingtonpost.fr/