LA SITUATION OBLIGE : LE JEU FRANC OU PÉRIL

LA SITUATION OBLIGE : LE JEU FRANC OU PÉRIL

Il y a quelques mois, les massacres avaient diminué considérablement. Un exploit dont les autorités de la transition, c’était glorifié en oubliant que la stratégie des belligérants n’est aucunement de se mettre au spectacle, juste atteindre des objectifs bien ficelés. Cependant, après avoir étudié les précédentes attaques à Ogossagou, Soba N’Da, il n’était pas étonnant de s’attendre à celle d’un autre village. Voici Diallassagou dans le même cercle de Bankass. Entre les journées de samedi et dimanche, cette localité ainsi que ses hameaux environnants ont en effet subi l’une des plus cruelles attaques de ces deux dernières années. Plusieurs sources concordantes font état de moins 126 personnes tuées dont le chef de village en personne, froidement assassiné par les assaillants au même moment, nous nous lançons des flèches et des criques sur la loi électorale. Pourquoi la vie d’un être n’est aucunement considérée dans notre pays. Il nous revient par ailleurs que les alertes sur l’assaut des localités ciblées ont été données depuis samedi par des sources locales, mais les groupes armés terroristes ont quand même réussi à exhiber dans la zone deux jours pour accomplir leurs œuvres jusque dans la matinée d’hier dimanche. Ils n’ont finalement laissé derrière eux qu’un champ de ruines soigneusement gardé par les forces armées et de sécurité qui, selon des sources locales, empêche ce qu’il reste de la population de retour après sa débâcle d’accéder aux fosses communes remplies de dépouilles mortelles. Des gens meurent, on continue comme si rien n’était. Nous n’avons ni vision ni objectif, juste des conflits d’intérêt personnel. Chacun est dans la logique que sa marmite doit rester toujours au feu et pense que l’en fer, c’est pour les autres. Le Mali a plus besoin de la conjugaison des efforts de tous les Maliens d’ici ou ailleurs. Cela ne doit pas susciter de quoi que ce soit, restons concentré, vigilant et déterminé afin de mettre fin à ces massacres inhumains qui sont perpétrées à des moments inattendus. Jour pour jour, nos hommes à la charge de transition communiquent sur les batailles remportées par les militaires sans se poser la question au préalable les conséquences qu’elles peuvent en découler. Voici la réponse à nos actes irréfléchis et démesurés. De ce fait, il est crucial de se remettre en question afin de mieux organiser un contre offensif. Pour cela, il faut mettre des stratégies sans failles avec des hommes valables, Cessons de nommer tous les colonels du pays dans les administrations. Ce sont eux qui s’y connaissent, en matière de guerre.