LIBERTE DE LA PRESSE : Les dérives des Hommes des médias au Mali

LIBERTE DE LA PRESSE : Les dérives des Hommes des médias au Mali

La liberté de la presse et de l’expression étant un droit fondamental pour tout citoyen “La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut, donc, parler, écrire, imprimer librement ; sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi”, énonce l’Article 11 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1789. Cependant, force est d’admettre qu’ici au Mali cette liberté d’expression fait objet de toute sortes d’abus par une nouvelle race de journalistes qui est en train de mettre ce métier en péril. Et ce qui devient de plus en plus écœurant, c’est le fait que ces soient disant journalistes mais qui ne sont pourtant venus de nulle part ou qui sont sortis d’aucune école bénéficient la protection des Hauts Dirigeants de l’Administration et des services clés de l’Etat au détriment des vrais professionnels. Ce qui fera que des acteurs de ce métier tombent dans le piège de l’amateurisme et des arnaques. Ainsi, aujourd’hui cette profession se trouve foulée au sol comme moins que rien. En somme, la liberté d’expression n’est nulle part au monde totale et illimitée mais relative puisque devant toujours être encadrée par la loi et/ou des textes en vigueur. Il y a le Rubicon, la ligne rouge à ne pas franchir. En substance, les principales limites de la liberté d’expression au Mali relèvent de deux catégories : la diffamation et l’injure. En d’autres termes, il faut avant tout règlementer le secteur en y instaurant une ligne de conduite, des bornes à ne pas franchir. Ce, en veillant sur les propos appelant à la haine, faisant l’apologie de crime contre l’Humanité avec des propos haineux sur fond d’ethnocentrisme, de tribalisme, de racisme et de xénophobie à l’image de la tristement célèbre Radio des 1000 collines du Rwanda. Au Mali, la journée du 3 mai a été célébrée, cette année, avec pas mal de dérives. Cela, tant du côté des Hommes et Femmes de la profession que celui des Autorités nationales et Responsables des associations faitières ayant le rôle régalien de restaurer la noblesse du métier, de règlementer et moraliser le secteur.