Mali: des défenseurs de la presse pour la libération d'un journaliste français

Mali: des défenseurs de la presse pour la libération d'un journaliste français

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) ont réclamé lundi la libération du journaliste français Olivier Dubois, otage d'un groupe jihadiste au Mali et dont une vidéo non-authentifiée circule sur les réseaux sociaux. La provenance de cette vidéo d'un peu plus d'une minute, et la date à laquelle elle a été tournée sont inconnues. Elle est apparue sur la toile au cours du weekend, comme étant celle d'Olivier Dubois qui a été enlevé au Mali il y a près d'un an. L'homme, qui apparaît en bonne santé, s'adresse à ses parents et à sa compagne, dont il dit recevoir les messages, à ses soutiens et au gouvernement français, auquel il demande de "continuer à faire son possible" pour sa libération. RSF appelle les autorités françaises et maliennes à redoubler d'efforts pour obtenir la libération d'Olivier Dubois. Selon l'organisation basée à Paris, la vidéo "diffusée ce weekend sur les réseaux sociaux est une preuve de vie rassurante, une semaine après la projection de son portrait organisée par RSF au Panthéon à Paris". Basé à New York, le CPJ a réclamé lui, dans un communiqué lundi, la libération "immédiate" du journaliste français. "Ceux qui détiennent Dubois devraient le relâcher sain et sauf sans délai, et devraient cesser tous leurs efforts visant à harceler et kidnaper des membres de la presse", ajoute le communiqué. Olivier Dubois, journaliste indépendant de 47 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015, avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai 2021.

Il y expliquait avoir été enlevé le 8 avril précédent à Gao (nord) par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda et dirigée par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly. Olivier Dubois est le seul otage français dans le monde depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, qui avait également été enlevée au Mali.