TRANSITION : LA PROPAGANDE DOIT LAISSER PLACE A L'AUTO EVALUATION MAINTENANT

TRANSITION : LA PROPAGANDE DOIT LAISSER PLACE A L'AUTO EVALUATION MAINTENANT

Après plus de 2 ans au pouvoir, l’équipe de la transition au Mali doit prendre des recules afin de mieux évaluer le chemin parcours. Cette auto évaluation est plus que jamais une nécessité pour être en connivence avec les réalités crues et cuits. Il faut aussi jeter un regard du degré d’implication des maliens dans le processus de la bonne marche de la transition. Le malien d’aujourd’hui en tant que tel est sans repère face à la gestion de l’Etat. Souvent, d’autres vont jusqu’à se demander sur quel pied nous dansons. L’espoir reste pendu dans l'air. La corruption pourtant dénoncée sur tous les toits a glissé sous les bureaux en catimini, l’égalité des chances pour tous les maliens est seulement sur les lèvres car sa pratique n'a jamais été sérieuse. Le clanisme, le favoritisme déclamé sur le boulevard de l’indépendant lors des manifestations du M5RFP reste toujours la monnaie courante de ceux qui, pourtant l’avaient décriée en son temps. L’heure n’est plus au discourir mais plutôt du concret, de clairvoyance et d’intelligence. Libération des zones occupées : une manipulation ou propagande Voici, il y a quelques mois, que les autorités de transition se tapent la poitrine devant le monde entier sur la « montée en puissance de l’armée malienne ». On se pose la question sur le sérieux de ces terminologies employés par nos dirigeants. Même sans vérifier la véracité de ces propos de nos autorités, sont propagés au quotidien par certains médias propagandistes. Alors si, cela est réel pourquoi la population directement concernée ne manifeste jamais la libération de ces zones. Honnêtement il y a quoi à se demander. Ces personnes qui publient cette ascension de l’armée malienne sont-ils des opportunistes, des poltrons ou des vendus ? En effet, dans le dessein des autorités de la transition, attendent réussir le pari de la paix, par le démantèlement des groupes terroristes. Pour mieux mettre en œuvre cette vision, nos militaires doivent être sur leur qui-vive. La rupture diplomatique : Mali-France D’Après les informations qui circulent de part et d’autre sur les médias, cette rupture diplomatique avec la France et l’expulsion de la force Barkhane du territoire malien, les négocier avec les leaders des groupes terroristes, qui sèment la désolation dans le pays semble possible, une chose qui reste à vérifier. Par ailleurs, les discussions engagées avec le médiateur de la CEDEAO, GOODLUCK Jonathan sur la durée de la transition n'ont toujours pas trouvé un compromis.

Il y a un moment, dans la vie d’une nation où tous doivent s’arrêter. On fait un audit des actions menées en prenant en considération l’aspiration du bas peuple qui a droit à la survie. De manière franche, nous devons mettre à l’instant T, la balle à terre pour mettre en marche un navire dont pour sa mobilité tous les Maliens comptent. Sachons raisons gardées sur nos agissements. Que la passion ne prime pas sur nos raisons. Regardons de plus près, les souffrances des maliens dans son ensemble pour une transition réussie.